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21 janv. 2018

Voeux DONEC 2018

Voeux DONEC 2018


20 janv. 2018

BAN Nimes Garons aéronautique navale Atlantic Atlantique

BAN Nimes Garons



La base d'aéronautique navale de Nîmes-Garons ou BAN Nîmes-Garons est une ancienne base d'aéronautique navale de la Marine nationale française, située sur l'aéroport Nîmes-Alès-Camargue-Cévennes, près de la ville de Nîmes (Gard) à quelques dizaines de kilomètres des côtes de la mer Méditerranée. 

Fondée en 1961, elle est l'une des principales base d'aéronautique navale de l'Aviation navale française. Elle ferme le 1er juillet 2011 à 10h31.





Mise en œuvre opérationnelle et technique

Maintien d'une posture opérationnelle: assurer les alertes en coordination avec Lann-bihoué
Soutien technique, administratif et logistique des unités affectées Accueil des renforts du groupe aérien embarqué (GAE) ou de patrouille maritime (PATMAR)
Autres missions:
Contrôle aérien de l 'activité aéronautique civile
Support administratif des unités rattachées
Point d 'entrée/sortie des F.C.E.
Maintien de capacités d 'accueil de passagers






La Base d’Aéronautique Navale (BAN) de Nîmes en quelques dates:
Avant 1914 : Des études sont entreprises pour l’aménagement d’un aérodrome, mais elles sont interrompues par la guerre.
1938-1939 : L’État achète des terrains pour construire un premier aérodrome.
Seconde guerre mondiale : les allemands construisent une piste en bitume de 1800 mètres pour leurs besoins militaires.
Avril 1949 : Inauguration de l’aéroport civil de Nîmes-Garons. Le trafic reste très réduit jusqu’en 1960.
1958 : Décision de créer une Base Aéronautique Navale à Nîmes. 2 objectifs sont recherchés: disposer d’une grande base de PATMAR (Patrouille maritime) sur la façade méditerranéenne et accueillir les formations rapatriées d’Afrique du Nord.
24 octobre 1958 : Inauguration de la BAN. La circulation aérienne civile demeure, mais la Marine assure le contrôle aérien, la sécurité au sol et l’entretien des pistes.
1958 : Arrivée de la 6F (Alysé), flottille d’aviation embarquée dont la mission est d’assurer la sûreté des forces navales à la mer.




1962 : Installation des flottilles 21F et 22 F (Neptune). Elles arrivent de la base de Lartigue en Algérie.

1964 : Arrivée de l’École du personnel volant (EPV) et de l’escadrille 56 S rapatriée d’Agadir en 1960, elle s’installe d’abord à Lorient avant de rejoindre Nîmes en 1964. 


1965 : Arrivée des premiers Breguet Atlantic à la 21F.
1993 : Arrivée du premier Atlantique 2 à la 21F.
1996 : Dissolution de la flottille 22F.
1997 : Création du centre d’entraînement et d’instruction de Nîmes-Garons.




2000 : Dissolution de la flottille 6F.
2002 : Dissolution de l’escadrille 56S. arrivée de la flottille 28F (Nord 262, Xingu)
2007 : Réfection de la piste et modernisation de la tour de contrôle.
2008 : Création du centre du Centex PATSIMAR (centre d’expertise patrouille de surveillance et d’intervention maritime).
24 juillet 2008 : Décision du ministre de la Défense de fermer la BAN.
2010 : Transfert de la flottille 28F et du Centex PATSIMAR à Lann Bihoué et arrêt du soutien technique aéro.




1er juillet 2011 : Dissolution de la BAN. La base est cédée à l’armée de Terre qui y installe le 503e Régiment du Train. La BAN devient une Base de Défense.



Les unités présentes sur la BAN


Flottille 21F


Missions de défense
lutte anti-sous-marine et lutte au-dessus de la surface
sûreté de zone et recherche de renseignement
déploiements extérieurs

Missions de service public
missions de recherche et de sauvetage en mer.
surveillance du centre spatial de Guyane
répression du trafic de drogue.

Flottille 28F
Missions
surveillance des zones d'intérêt économique en métropole ;
contribution à la sûreté des approches maritimes sur la façade Méditerrannée par la recherche de renseignements
participation à la recherche et au sauvetage dans le cadre des missions de service public et des accords internationaux
soutien aérien de la région Méditerranée

L'école du personnel volant (EPV)


Formation
pilotes de multimoteurs (navalisation)
personnel volant non pilote
contrôleurs aériens
contrôleurs d'opérations aériennes


Centre d'entraînement et d'instruction (CEI)

Créé le 1er septembre 1997, le CEI NIMES-GARONS reprend les missions du service Instruction de la BAN et du DIE des équipages abinitio de la 21F.
Mission
organisation de l'instruction et de l'entraînement au sol ( moyens synthétiques ) et en vol ( ab-initio ) du personnel volant de la base et des formations.
Organisation
- section ab-initio
- section simulateur tactique
- section simulateur de pilotage


Compagnie de fusiliers marins
Mission
assurer la protection de la base d'éronautique navale contre toute atteinte aux personnes et aux biens qui s'y trouvent
Moyens
46 hommes et femmes
un groupe cynophile de 11 chiens
systèmes de surveillance (caméras, alarmes, ...) et armement (FAMAS, PSA et FAP)
élément d'intervention




Groupement des Services Techniques

Mission
Assurer le soutien technique et logistique des formations.

Effectifs
340 militaires
144 civils

Répartition
domaine aéronautique 394 (dont soutien technique 366)
soutien logistique 28
domaine industriel 90 




Moyens

1462 personnes dont 1242 militaires et 220 personnels civils de la Défense et parmi les militaires:


7 chefs de corps
125 officiers
800 majors et officiers mariniers
220 quartiers-maîtres et matelots
90 élèves et stagiaires




Gazette Marcophilie navale phare Eckmühl Bruno Le Floc'h Trois éclats Blancs Emmanuel Le Page Ar-Men

Voeux amis de Bruno Le Floc'h 

et phares Eckmühl



Illustration pour un livre CD "Moussorgski" à paraître à l'automne 2018 (c) Bruno Le Floc'h

L'association des Amis de Bruno Le Floc'h est venu me présenter ses voeux avec une très belle illustration des quais de la Néva à Saint-Petersbourg annonçant un livre CD Moussorgski fin 2018. 
  
https://www.difymusic.com/bdmusic#_classique

Bruno pour moi, c'était plutôt "Trois éclats blancs", les phares et la mer...




Au début du XXème siècle, il est encore des territoires qui paraissent exotiques sans pour autant être situés sous les tropiques. Notamment pour un jeune ingénieur des Ponts et chaussées qui reçoit sa première affectation pour construire un phare en Bretagne. Le climat, les éléments, la tâche et les indigènes sont rudes. Le défi imposé appartient à la catégorie de ceux qui façonnent les hommes.


Trois éclats blancs
Prix René-Goscinny 2004
Editions Delcourt, collection Mirages, 6 octobre 2004



phare d'Eckmühl photo JM Bergougniou




Et comme en écho aux cornes de brume de l'Iroise, la gazette de la Marcophilie navale évoque dans ses pages le phare d'Eckmühl... 

Pour moi un retour en arrière de plus de 60 ans quand, gamin, je venais courir les grèves de Combrit ou Pen Hors pour les vacances...


Le phare était présent jour et nuit





phare d'Eckmühl photo JM Bergougniou
phare d'Eckmühl photo JM Bergougniou
Avec l’Ile Vierge, Penmarc’h est un cas intéressant de « reconstruction » d’un phare du programme de 1825. La première tour est l’oeuvre des ingénieurs Goury, l’aîné et le jeune. Goury est un vétéran de l’Empire, qui a occupé en Italie le poste d’ingénieur en chef du département de l’Arno et dont la carrière s’achève dans sa région d’origine. Il adopte une architecture conforme aux dispositions imaginées par Léonor Fresnel, une tour cylindrique centrée sur une base cubique. Ce plan sera repris à l’identique pour l’île de Batz. 














phare d'Eckmühl photo JM Bergougniou

Le phare de Penmarc’h, équipé d’un feu à éclipse est allumé à l’entrée de l’hiver 1835.
En 1892, les ingénieurs des Ponts lancent les travaux du nouveau phare de Penmarc’h. L’installation d’une puissante optique double éclairée par un foyer électrique n’est pas possible dans la tour construite dans les années 1830. 

La généreuse donation d’Adélaïde-Louise d'Eckmühl, marquise de Blocqueville, qui souhaite honorer la mémoire de son père, donne au projet un tour monumental. La puissance de la lumière électrique est donc associée à une architecture qui célèbre la rencontre entre le progrès technique apporté par la République et la Bretagne archaïque, symbolisée par un soubassement en granit de Kersanton grossement taillé, « à l’apparence fruste et robuste ».
L’allumage du phare a lieu le 17 octobre 1897.



l'escalier du phare d'Eckmühl photo JM Bergougniou
Éléments techniques
Feux à 1 éclat blanc tournant tous les 5 s.
Optique : Fresnel focale 30 cm, diam. 4 m
Lanterne : Lampe halogène 650 W
Aide sonore : 1 son - 60 secondes
Portée : 25 millesAutomatisé le 17 octobre 2007

phare d'Eckmühl photo JM Bergougniou

phare d'Eckmühl photo JM Bergougniou

phare d'Eckmühl photo JM Bergougniou



18 janv. 2018

La Marcophilie Navale n° 125 janvier 2018

La Marcophilie Navale n° 125 janvier 2018






au menu de ce numéro 125
l'éditorial du Président le VA2 Claude Aratale mot du Trésorier les LecturesIl y a 50 ans disparaissait la MinervePatrick Jusseaume, Escale sans retourle drame de "la Fidèle"le phare d'EckmühlLes sous-marins remontent l'Allier Les FREMMLe CFM Hourtinla vie des sections 
Aéronautique navale
Ile de France
Atlantique sud-Ouest 
Bretagne
Provence
T.A.A.F. 
A.D.O.S.M.



Si vous ne l'avez déjà fait, pensez à régler votre cotisation 2018 et si vous n'êtes pas membre de la Marcophilie Navale et bien adhérez.









 Patrick Jusseaume 


Patrick Jusseaume  photo JM Bergougniou



Le B2M Champlain





Le patrouilleur polaire l'Astrolabe 



Tamponnage Baptême de L'Astrolabe photo JM Bergougniou

Baptême de L'Astrolabe photo JM Bergougniou




et concernant Hourtin 



http://envelopmer.blogspot.fr/2012/01/cfm-hourtin-marine-nationale-et.html

17 janv. 2018

Du Redoutable aux Barracuda, Cherbourg ville des sous-marins,

Du Redoutable aux Barracuda, Cherbourg ville des sous-marins

Le Redoutable pli avec TàD du jour du lancement (29-3-1967)
et de la sortie du timbre (25-10-1969)
Le Redoutable à la Cité de la Mer photo JM Bergougniou

Le premier sous-marin nucléaire d'attaque de nouvelle génération Barracuda sera finalement livré à la Marine en 2020 au lieu de 2017

"Le premier exemplaire entrera en service avec retard, vers 2020 au lieu de 2017, avait expliqué le 26 juillet 2017, devant la commission de la défense de l'Assemblée nationale, le chef d'état-major de la marine, l'amiral Christophe Prazuck. Ce n'est pas une trottinette mais un engin difficile à construire et des erreurs ont été commises, qu'il faut identifier, corriger puis rattraper".

Le Redoutable à la Cité de la Mer photo JM Bergougniou
Le Barracuda, qui bénéficie de crédits de paiement de 563,9 millions euros en 2018 (570 millions en 2017), est un sous-marin nucléaire d'attaque destiné à la maîtrise des espaces maritimes (5;100 tonnes en plongée). Il assure le soutien de la force océanique stratégique (FOST) ou d'une force aéronavale. Il participe en outre aux opérations de projection de forces et de frappe dans la profondeur (missile de croisière naval) et aux opérations spéciales (commandos et nageurs de combat). Il peut également agir isolément. Ce sous-marin est doté de moyens de communication permettant son intégration au sein d'une force navale.





Cherbourg et les SNLE photo JM Bergougniou


Les cinq sous-marins nucléaires lanceurs d’engins français qui ont été retirés du service rouillent depuis des années dans les bassins de l’arsenal de Cherbourg.


Le Redoutable à la Cité de la Mer photo JM Bergougniou

Mais cela ne va plus durer. En octobre dernier, la Direction générale de l’armement a confié à DCNS le marché de déconstruction de ces sous-marins.

Un marché tellement spécifique que le groupe de construction navale a décidé de faire appel à des sous-traitants, pour jouer uniquement le rôle de pilote du projet
Cherbourg et les SNLE photo JM Bergougniou

Dans le JDD, le patron de Veolia en personne annonce que son groupe a décroché la timbale :


Nous venons de gagner un nouveau marché de 40 millions d’euros auprès de DCNS, qui nous confie la déconstruction de cinq sous-marins sur leur site de Cherbourg.
De 18 à 20 mois par sous-marin

Selon nos informations, et même si la DGA a toujours refusé de s’exprimer sur le chantier, ce contrat important ne devrait représenter qu’un tiers d’un marché global avoisinant 120 millions d’euros. Il faut en effet y ajouter la préparation des installations à l’intérieur de l’arsenal, ou encore le désamiantage (confié à une filiale du groupe Vinci).



Reste que la mission incombant à Veolia est importante. Les coques seront découpées à l’horizontal, par strates successives, et les éléments métalliques seront, au final, transformés en morceaux d’un mètre sur un mètre.



Le Redoutable à la Cité de la Mer photo JM Bergougniou

Quand on sait que chacun de ces sous-marins mesure 100 mètres de long et pèse 7 000 tonnes…

Et la promesse du patron de Veolia, Antoine Frérot, est ambitieuse :
Cherbourg et les SNLE photo JM Bergougniou


Nous allons valoriser 85 % des métaux et composants électriques.

Les travaux préparatoires ont en tout cas commencé depuis l’été 2016 autour de la forme 5, qui verra passer chacun des cinq sous-marins, à Cherbourg.
Le Tonnant en premier






DCNS compte 21 mois pour achever tous ces travaux préparatoires : remise à niveau de la cale, du bateau porte, de la station de pompage ainsi que des circuits d’eau et d’électricité. Le dispositif prévoit aussi une grue de 10 tonnes, sur rail, ainsi qu’une salle blanche pour le désamiantage.


Cherbourg EAMEA photo JM Bergougniou

Ensuite, il faudra 21 mois pour déconstruire le Tonnant, le premier des SNLE à finir en petites tôles métalliques. Les quatre autres se succéderont, à un rythme de 18 à 20 mois par bateau.



Le Redoutable à la Cité de la Mer photo JM Bergougniou


Une soixantaine de personnes seront affectées à cette mission pendant plusieurs années, essentiellement des salariés de Veolia et de Vinci. Une dizaine de personnels DCNS assureront la supervision.




Le Redoutable à la Cité de la Mer photo JM Bergougniou