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22 mai 2018

la fabrique d l'histoire Lorient le Port la Compagnie des Indes

Lorient le Port la Compagnie des Indes 



La Compagnie française pour le commerce des Indes orientales est une entreprise coloniale créée par Colbert en 1664. Il s’agit alors d’affirmer la puissance française sur l’échiquier européen à travers ses dimensions économique et commerciale. L’objectif est alors de naviguer et négocier depuis le cap de Bonne-Espérance dans l’ensemble des Indes et des mers orientales pour concurrencer ainsi les puissantes compagnies anglaises et hollandaises. Les statuts en font une manufacture royale avec tous les privilèges associés et notamment celui du monopole du commerce.



En 1666, Lorient est fondée pour devenir le siège de la Compagnie. La ville se développe pour se transformer au cours du XVIIIème siècle en ville-chantier, base navale et de construction des bateaux, en ville-entreprise et commerçante qui organise les départs et les retours de tous les vaisseaux de la Compagnie chargés d’épices, de thé et de café, de ces fameuses cotonnades, blanches ou imprimées, les indiennes, de meubles laqués ou de porcelaines de Chine et du Japon.

20 mai 2018

Le Maillé Brézé à Nantes 30 ans de Présence

Le Maillé Brézé à Nantes 30 ans de Présence 


Nantes, 09 et 10 Juin 2018, Bureau temporaire

L'Amicale Philatélique L'ANCRE de Nantes, participe avec l'Association "Nantes Marine Tradition" et le musée naval à cet anniversaire . Des animations se dérouleront Quai de La Fosse ces 2 jours ; visites du navire, exposition, concert du Bagad de Nantes, stand de jeux, et PHILATELIE.

Message de Joël Moreau 



Je viens vous faire part que l’amicale philatélique de Nantes « L’Ancre » réalise une carte postale avec une oblitération concernant le 30e anniversaire du Maillé Brézé à Nantes, ainsi que des timbres personnalisés.
Au cas où vous seriez intéressé, je vous joins le bon de commande avec les visuels.
Cordialement.
Joël Moreau



FORTUNE de Mer Clément Belin - Cortès Futuropolis Remorquage Brest Bretagne Iroise Bande dessinée

FORTUNE de Mer 

de Clément Belin et Cortès 

Remorque  Photo JM Bergougniou


Un jeune lieutenant débarque au sein de l'équipage aguerri d'un remorqueur breton. Un récit original et bien mené pour découvrir la vie en mer, ses relations humaines et ses enjeux parfois surprenants.

J'ai aimé et je conseille cette BD.




vue de l'arrière Photo JM Bergougniou
Jonathan débarque, un matin, de Marseille, sur le port de Brest, pour y prendre un poste de lieutenant sur la Bourdon, un remorqueur dont la réputation a traversé le pays. Cette unité de sauvetage en mer s'est illustrée par de spectaculaires interventions pour éviter le naufrage de navires et cargos dans les eaux proches du port breton. 


l'Abeille Bourbon en plan Photo JM Bergougniou

Lorsqu'il met le pied à bord, l'accueil qu'il reçoit donne le ton de la perception qu'a l'équipage d'un gradé qui débarque de nulle part. Le bosco, homme clé à bord, lui exprime frontalement tout le mépris qu'il a pour les marins qui n'ont pas sa compétence technique. Le célèbre commandant Bulros lui témoigne une belle politesse qui n'engage à rien. 



Très vite, la vie à bord retrouve son rythme, avec ses prises de quart, ses repas au cours desquels les personnalités s'affirment, dans l'attente de la prochaine mission de sauvetage. 


Carré Photo JM Bergougniou

Il sa passe des jours avant que le premier mayday donne l'occasion à l'équipage de préparer une nouvelle intervention. Des milliers de tonnes de gaz liquéfié à la dérive, que la Bourdon va pouvoir remettre en sécurité. Mais en arrivant à proximité du navire norvégien, le commandant repère un remorqueur anglais qui est déjà sur zone. En mer aussi, la concurrence fait rage, et une première phase de discussion s'engage.


Passerelle  pupitres de contrôle Photo JM Bergougniou








Passerelle côté coupe et pupitres de gestion de la remorque Photo JM Bergougniou




Salle à manger Photo JM Bergougniou



le coin café Photo JM Bergougniou


salle de contrôle Photo JM Bergougniou

Salle machine Photo JM Bergougniou

Moteurs MAK Photo JM Bergougniou

En bout de ligne Photo JM Bergougniou



18 mai 2018

Mission SOPHIA PHM Le Henaff avril juin 2018

Mission SOPHIA PHM Le Henaff  avril juin 2018


Sophia est une petite fille née le 24 août 2015 à 4 h 15 à bord de la frégate allemande Schleswig-Holstein, qui croisait alors en Méditerranée centrale dans le cadre de l'EUNAVFOR MED.

L'EUNAVFOR MED opération Sophia n'est qu'un des éléments d'une approche globale plus large adoptée par l'UE pour faire face à la question des migrations, qui vise à traiter non seulement la composante matérielle du phénomène, mais également ses causes profondes, en prenant également en considération les conflits, la pauvreté, le changement climatique et les persécutions.



Cette mission a pour mandat principal d'entreprendre des efforts systématiques en vue d'identifier, de capturer et de neutraliser les navires et les embarcations ainsi que les ressources qui sont utilisés ou soupçonnés d'être utilisés par des passeurs ou des trafiquants de migrants, afin de contribuer aux efforts plus larges déployés par l'UE pourdémanteler le modèle économique des réseaux de passeurs et de trafiquants d'êtres humains dans la partie sud de la Méditerranée centrale et éviter toute nouvelle perte de vies humaines en mer.



Pourquoi SOPHIA? 

Sophia est née d'une mère somalienne secourue avec 453 autres migrants débarqués le même jour, dans la soirée, au port de Tarente. Elle a reçu comme prénom le surnom donné au navire allemand en l'honneur de la princesse de Prusse Sophia de Schleswig-Holstein (8 avril 1866 - 28 avril 1952).

"[...] Je vais proposer aux États membres de changer le nom de notre opération: au lieu de l'appeler EUNAVFOR MED, nous la désignerons par ce nom même, Sophia. Pour honorer la vie des personnes que nous sauvons, la vie des personnes que nous voulons protéger, et faire passer un message au monde entier: la lutte contre les trafiquants et les réseaux criminels est un moyen de protéger la vie humaine."

Federica Mogherini, au quartier général de l'EUNAVFOR MED opération Sophia, à Rome, le 24 septembre 2015

http://www.eeas.europa.eu/archives/docs/csdp/missions-and-operations/eunavfor-med/pdf/factsheet_eunavfor_med_fr.pdf

CROZET escale du Mascareignes III 14 février 2018

CROZET escale du Mascareignes III 14 février 2018

Le 14 février 2018, le Mascareignes III a fait escale à Crozet. Dans la même période, la frégate Nivôse était présente dans les TAAF pour assurer la surveillance de la zone. 


Les Terres australes françaises composées des îles Kerguelen, Crozet et Saint-Paul et Amsterdam disposent de zones économiques exclusives (ZEE) de 200 milles, soit une superficie totale de 1,6 millions de km2, égale à trois fois celle du territoire métropolitain, comportant des ressources halieutiques importantes et diversifiées.




L’éloignement de ces îles de la métropole (12.000 km) et de l’île de la Réunion (3.000 km), leur isolement et leurs conditions climatiques extrêmes caractérisent la pêche australe qui y est exercée.

Cette pêche cible principalement une espèce de poisson, la légine, dans les zones de Crozet et de Kerguelen. Ce poisson vit dans les grands fonds et peut mesurer plus de 2 mètres. Très apprécié sur les marchés asiatiques, il a une forte valeur marchande.



Les accords de pêche avec des pays étrangers (Japon, Corée, URSS puis Ukraine) ont pris fin en 1998. La pêche est désormais exercée par des entreprises françaises basées à la Réunion.

A l’heure actuelle, six armements sont autorisés à pêcher dans les eaux australes : Armas Pêche, Armements Réunionnais, Cap Bourbon, SAS Comata, Sapmer et Pêche Avenir, sous le contrôle strict du Muséum national d’Histoire naturelle (MNHN).







Les campagnes de pêche à la légine sont réglementées par des arrêtés de l’administrateur supérieur. Le total admissible de capture (TAC) de légines est de de l’ordre de 6300 tonnes sur les zones de Kerguelen et de Crozet.

• Sapmer Navires : Albius et Cap Horn 1
• Cap Bourbon Navire : Cap Kersaint
• SAS Comata Navire : Ile de la Réunion
• Armements Réunionnais Navire : Ile Bourbon
• Armas pêche Navire : Mascareignes III
• Pêche-Avenir Navire : Le Saint-André

Cette pêche est exercée à la palangre, méthode sélective et respectueuse des fonds marins.




En coopération avec le Muséum national d’Histoire naturelle et la Réserve naturelle des TAAF, la réglementation a pour objectif de permettre l’exploitation de ces ressources (poissons et langoustes), tout en préservant l’environnement (interaction avec les autres espèces de l’écosystème).







































La légine australe - L’engouement des marchés asiatiques et des Etats Unis pour la légine date d’environ quinze ans. Il constitue pour les armateurs autorisés à pêcher une manne financière très importante. En effet, le prix de vente de la légine au débarquement avoisine 27 euros le kilo.

Les retombées économiques (transport du poisson, transformation, exportation) et sociales (environ un tiers des marins sont réunionnais), sont dès lors très importantes pour l’île de la Réunion.
Un droit de pêche instauré par l’ordonnance n° 2010-462 du 6 mai 2010 créant un livre IX du code rural relatif à la pêche maritime et à l’aquaculture marine alimente le budget des TAAF. Celui-ci, fixé annuellement par arrêté de l’administrateur supérieur, correspond à environ 10% du prix de vente moyen des espèces pêchéc





Le droit de pêche constitue pour les TAAF une ressource propre qui lui permet de moins dépendre de subventions. Les droits liées à la pêche à la légine et aux langoustes sont utilisées entre autre pour la gestion des bases et le soutien aux activités scientifiques, le suivi scientifique de la pêche autorisée et la lutte contre la pêche illicite.



La pêche dans les eaux australes permet de concrétiser la souveraineté française sur les zones économiques correspondantes. Le concept de gestion des eaux placées sous juridiction française se veut cohérent. Il conjugue pêcherie raisonnée avec l’appui scientifique du Muséum national d’Histoire naturelle et sanctuarisation des ZEE par les moyens d’action de l’Etat en mer.



L'Amicale philatélique de Nanterre signale une anomalie dans la description du bateau Ile de la Réunion lié à une modification du bon à tirer. Des carnets "fautés" ont été mis en circulation avent correction.


Le service philatélique des TAAF a aussitôt demandé à Phil@Poste d’effectuer en urgence la correction, pour les carnets restant à produire. Mais cette rectification n’est intervenue qu’après MonacoPhil.
Les carnets fautés non vendus ont été retournés pour être détruits.

La commercialisation des carnets ayant partiellement commencé, un certain nombre d’exemplaires fautés ont été vendus à des collectionneurs en France ou à l’étranger et lors de MonacoPhil où les TAAF ne disposaient pas d’exemplaires corrigés.

Combien ? Le chiffre peut être évalué à 2000, les 3000 restant étant détruits par Phil@Poste.

La suite de la commande, soit 35000 carnets est intervenue après correction, ce qui porte le tirage total à environ 37000 carnets au lieu des 40000 prévus initialement.

Les timbres n’étant pas eux-mêmes affectés par cette coquille, on ne peut pas véritablement parler de variété au sens philatélique du terme.

Toutefois, certains carnets de France comportant des anomalies de couverture sont recensés dans la rubrique Carnets du catalogue Y&T (voir par exemple le carnet La poste Colbert de Marseille de 1991). On attend donc que le carnet fauté des TAAF soit signalé dans le catalogue des TAAF (Y&T T1bis).


Sources 

TAAF


Amicale Philatélique Nanterre 

http://apn92.over-blog.fr/tag/taaf%20et%20polaire/

17 mai 2018

Donec humour dans le carré 1968 Faisons la fête

Donec humour dans le carré  1968 Faisons la fête 

Salut la compagnie,

Il y a juste cinquante ans un joyeux tintamarre s’instaura dans l’université française histoire de se débarrasser des oripeaux de l’ancien temps. Mais il ne s’agissait là que blagues de potaches et de jeunes bourgeois.

Les élites d’alors étaient issues de la résistance. Elles avaient transformé un pays exsangue et ruiné en une nation conquérante et sûre d’elle-même. A sa tête le général de GAULLE et son premier ministre Georges POMPIDOU veillaient au grain.

Malheusement le cycle de l’activité solaire allait perturber ce bel équilibre et exacerber la violence humaine dans le monde entier. Le Quartier Latin n’évita pas la bourrasque. Tout commença à l’université de Nanterre par une sombre histoire d’accès au dortoir des filles.



Les étudiants en ce temps-là étaient peu nombreux, issus de l’élite précitée que le travail acharné et des choix politiques judicieux avaient enrichie. Les actualités du temps les montrent cravatés, jetant des pavés sur cette émanation terrifiante des SCHUTZSTAFFEL* : les CRS. Le coté ringard de la démocratie gaulliste ne pouvait échapper à cette jeunesse romantique éprise de sensations fortes et d’égalité. MAO TSE TOUNG, HO CHI MIN, FIDEL CASTRO, CHE GUEVARA leur montraient un chemin qui mettait en musique le bonheur par l’égalité, les fleurs et la comédie musicale. Pendant ce temps, motif supplémentaire de révolte et d’indignation le petit peuple vietnamien résistait à l’impérialisme américain qui voulait le réduire en esclavage et en consommateurs de Coca Cola.

Tout ce joyeux carnaval se termina à la fin d’une année scolaire où les examens ne furent qu’une simple formalité. Nos étudiants rentrèrent dans leur famille pour une villégiature réparatrice à Cannes ou Beg Meil. A la rentrée, Ils reprendraient leurs études qui les porteraient aux plus hautes fonctions de la République ou de l’industrie.



Mai 68 allait entrer dans l’Histoire. Pour ses laudateurs c’est une fenêtre ouverte sur la liberté et les temps nouveaux où le slogan « interdit d’interdire » aura toute sa place.
Les détracteurs y verront la fin des temps et le début du chaos.
Et Pasolini « moi, je sympathisais avec les policiers.
Car les policiers sont fils de pauvres
Ils viennent des sub-utopies, paysannes ou urbaines ».

Mais vous et moi qui sommes dans le secret des choses savons que tout ce tintamarre n’est dû qu’à la colère de l’activité solaire.

A la semaine prochaine

Donec

SCHUTZSTAFFEL : plus connu sous le nom de SS. Troupe d’élite allemande qui porta très haut la notion de crime de masse et fit reculer les frontières de l’ignoble. Comparer nos braves CRS à ces soldats-assassins c’est pousser le bouchon un peu loin.

FREMM BRETAGNE arrivée à Brest le 14 mai 2018

FREMM BRETAGNE  arrivée à Brest le 14 mai 2018

Partie de Lorien (avec bonne mer et bon vent), ayant pris soin de saluer Notre-Dame de Larmor, laquelle lui a répondu pour lui souhaité bonne route, la frégate va découvrir son nouveau port d'attache et ses accès pas toujours faciles. 


FREMM BRETAGNE photo Bernard Hily
Brest le château photo JM Bergougniou
Brest entrée du port militaire photo JM Bergougniou

Brest va retrouver un bâtiment aux couleurs de sa région. Le dernier ayant porté ce nom ayant été coulé à Mers-el-Kebir par nos alliés anglais.



C'est vrai que le goulet de Brest n'a pas toujours été d'un accès facile. 



Phare du Portzic photo JM Bergougniou

Le phare du Portzic est édifié entre 1842 et 1848 à l’entrée de la rade de Brest, face à la pointe des Espagnols. Associé celui du Petit Minou, construit à la même époque, il signale les positions de certains écueils tristement célèbres de la passe nord (la Basse Beuzec et le Coq), sur lesquels se sont successivement échoués quelques années auparavant, la frégate Melpomène (1831), le vapeur Tonnerre (1836) et la corvette La Créole [v.1845].



Phare du Portzic photo JM Bergougniou


Placé au point le plus étroit du goulet, il est également destiné à en sécuriser l’accès en servant de repère fixe aux bâtiments qui s’y présentent après avoir doublé la pointe Saint-Mathieu.
Portzic est érigé sous la direction de l’architecte et ingénieur Léonce Reynaud. Son implantation en bord de falaise, dans une zone militaire, résulte d’un compromis négocié avec le ministère de la Guerre. Le terrain nécessaire à son édification est loué par ce dernier au ministère des Travaux Publics, « sous la condition que l’éviction du locataire pourra avoir lieu sans indemnité » et que l’ouvrage « ne gênera en aucune façon le tir des batteries qui défendent le goulet et la rade de Brest ».


Phare du Portzic photo JM Bergougniou




Inauguré le 1er janvier 1848, l’édifice mesure 35 mètres de haut. Sa tour, octogonale, lui confère à l’époque une silhouette originale parmi les autres phares du littoral. Il est en effet le second ouvrage de ce type érigé en France, après celui du cap Fréhel, mis en service le 1er mai 1847 (et détruit en 1944), et juste avant celui de Calais  allumé le 1er octobre 1848.

Amer dans le goulet photo JM Bergougniou




Mon rêve les pieds dans l'eau photo JM Bergougniou





Le petit Minou en Plouzané

Le phare du Petit-Minou  photo JM Bergougniou


Le phare se dresse sur un îlot rocheux situé à l’entrée de la rade de Brest, à l’extrémité de la pointe du Petit Minou dont il prend le nom. Son feu, aligné avec celui du Portzic, complète le balisage du chenal d’accès au port de Brest et signale aux navigateurs la position de certains écueils immergés du goulet (la Basse Beuzec et le Coq).Le principe de sa construction est acté par une décision ministérielle du 24 avril 1839. En accord avec le Génie militaire, le phare sera implanté à Plouzané, dans la première zone de servitude d’un fortin côtier.






Inauguré le 1er janvier 1848, Le Petit Minou mesure 26 mètres de haut. Sa tour cylindrique est exécutée pour partie en granit extrait des carrières de l’Aber-Ildut, renommé pour sa grande résistance à l’érosion, et pour partie en kersantite, une pierre au grain fin et serré, provenant des carrières du canton de Daoulas. L’édifice est coiffé d’une plate-forme supportant la lanterne et dotée d’une balustrade « d’une largeur assez spacieuse pour y poster des soldats dans le cas d’une attaque de vie force tentée par la mer ».






Le phare comporte cinq niveaux. Le premier, à usage de vestibule, sert également de dépôt d’huile. Une niche pratiquée dans l’épaisseur du mur doit permettre d’y stocker environ 1000 litres d’huile, représentant l’approvisionnement annuel du feu. Les niveaux suivants sont respectivement mis à disposition de l’ingénieur ou du conducteur en tournée et des « gardiens allumeurs ». Chaque pièce est meublée et munie d’une cheminée. Le dernier niveau, voûté en plein cintre, reçoit la chambre de veille. Une grande armoire et des placards permettent d’y entreposer « les lampes et becs de rechange, cheminées, obturateurs, ciseaux, linges, peaux de chamois et autres accessoires nécessaires au service de l’éclairage ».



Électrifié en 1938, le phare est automatisé en 1989. La lampe halogène de 650 W qui équipe actuellement sa lanterne, projette un feu à deux éclats à secteurs blancs et rouges toutes les 6 secondes. Sa portée est de 19 milles. Il est complété d’un feu auxiliaire aligné avec le phare du Portzic. L’ouvrage, implanté en zone militaire, n’est pas ouvert au public.


Pointe Saint-Mathieu Sémaphore et phare photo JM Bergougniou








sources

http://www.archives-finistere.fr/phares-et-balises-12


BNF Gallica

Merci à Bernard Hily et Claude Bélec