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18 janv. 2018

La Marcophilie Navale n° 125 janvier 2018

La Marcophilie Navale n° 125 janvier 2018






au menu de ce numéro 125
l'éditorial du Président le VA2 Claude Aratale mot du Trésorier les LecturesIl y a 50 ans disparaissait la MinervePatrick Jusseaume, Escale sans retourle drame de "la Fidèle"le phare d'EckmühlLes sous-marins remontent l'Allier Les FREMMLe CFM Hourtinla vie des sections 
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Si vous ne l'avez déjà fait, pensez à régler votre cotisation 2018 et si vous n'êtes pas membre de la Marcophilie Navale et bien adhérez.









 Patrick Jusseaume 


Patrick Jusseaume  photo JM Bergougniou



Le B2M Champlain





Le patrouilleur polaire l'Astrolabe 



Tamponnage Baptême de L'Astrolabe photo JM Bergougniou

Baptême de L'Astrolabe photo JM Bergougniou




et concernant Hourtin 



http://envelopmer.blogspot.fr/2012/01/cfm-hourtin-marine-nationale-et.html

17 janv. 2018

Du Redoutable aux Barracuda, Cherbourg ville des sous-marins,

Du Redoutable aux Barracuda, Cherbourg ville des sous-marins

Le Redoutable pli avec TàD du jour du lancement (29-3-1967)
et de la sortie du timbre (25-10-1969)
Le Redoutable à la Cité de la Mer photo JM Bergougniou

Le premier sous-marin nucléaire d'attaque de nouvelle génération Barracuda sera finalement livré à la Marine en 2020 au lieu de 2017

"Le premier exemplaire entrera en service avec retard, vers 2020 au lieu de 2017, avait expliqué le 26 juillet 2017, devant la commission de la défense de l'Assemblée nationale, le chef d'état-major de la marine, l'amiral Christophe Prazuck. Ce n'est pas une trottinette mais un engin difficile à construire et des erreurs ont été commises, qu'il faut identifier, corriger puis rattraper".

Le Redoutable à la Cité de la Mer photo JM Bergougniou
Le Barracuda, qui bénéficie de crédits de paiement de 563,9 millions euros en 2018 (570 millions en 2017), est un sous-marin nucléaire d'attaque destiné à la maîtrise des espaces maritimes (5;100 tonnes en plongée). Il assure le soutien de la force océanique stratégique (FOST) ou d'une force aéronavale. Il participe en outre aux opérations de projection de forces et de frappe dans la profondeur (missile de croisière naval) et aux opérations spéciales (commandos et nageurs de combat). Il peut également agir isolément. Ce sous-marin est doté de moyens de communication permettant son intégration au sein d'une force navale.





Cherbourg et les SNLE photo JM Bergougniou


Les cinq sous-marins nucléaires lanceurs d’engins français qui ont été retirés du service rouillent depuis des années dans les bassins de l’arsenal de Cherbourg.


Le Redoutable à la Cité de la Mer photo JM Bergougniou

Mais cela ne va plus durer. En octobre dernier, la Direction générale de l’armement a confié à DCNS le marché de déconstruction de ces sous-marins.

Un marché tellement spécifique que le groupe de construction navale a décidé de faire appel à des sous-traitants, pour jouer uniquement le rôle de pilote du projet
Cherbourg et les SNLE photo JM Bergougniou

Dans le JDD, le patron de Veolia en personne annonce que son groupe a décroché la timbale :


Nous venons de gagner un nouveau marché de 40 millions d’euros auprès de DCNS, qui nous confie la déconstruction de cinq sous-marins sur leur site de Cherbourg.
De 18 à 20 mois par sous-marin

Selon nos informations, et même si la DGA a toujours refusé de s’exprimer sur le chantier, ce contrat important ne devrait représenter qu’un tiers d’un marché global avoisinant 120 millions d’euros. Il faut en effet y ajouter la préparation des installations à l’intérieur de l’arsenal, ou encore le désamiantage (confié à une filiale du groupe Vinci).



Reste que la mission incombant à Veolia est importante. Les coques seront découpées à l’horizontal, par strates successives, et les éléments métalliques seront, au final, transformés en morceaux d’un mètre sur un mètre.



Le Redoutable à la Cité de la Mer photo JM Bergougniou

Quand on sait que chacun de ces sous-marins mesure 100 mètres de long et pèse 7 000 tonnes…

Et la promesse du patron de Veolia, Antoine Frérot, est ambitieuse :
Cherbourg et les SNLE photo JM Bergougniou


Nous allons valoriser 85 % des métaux et composants électriques.

Les travaux préparatoires ont en tout cas commencé depuis l’été 2016 autour de la forme 5, qui verra passer chacun des cinq sous-marins, à Cherbourg.
Le Tonnant en premier






DCNS compte 21 mois pour achever tous ces travaux préparatoires : remise à niveau de la cale, du bateau porte, de la station de pompage ainsi que des circuits d’eau et d’électricité. Le dispositif prévoit aussi une grue de 10 tonnes, sur rail, ainsi qu’une salle blanche pour le désamiantage.


Cherbourg EAMEA photo JM Bergougniou

Ensuite, il faudra 21 mois pour déconstruire le Tonnant, le premier des SNLE à finir en petites tôles métalliques. Les quatre autres se succéderont, à un rythme de 18 à 20 mois par bateau.



Le Redoutable à la Cité de la Mer photo JM Bergougniou


Une soixantaine de personnes seront affectées à cette mission pendant plusieurs années, essentiellement des salariés de Veolia et de Vinci. Une dizaine de personnels DCNS assureront la supervision.




Le Redoutable à la Cité de la Mer photo JM Bergougniou

16 janv. 2018

Corymbe 140 Patrouilleur de haute Mer L.V. Lavallée Afrique de l'ouest golfe de Guinée

Corymbe 140 Patrouilleur de haute Mer L.V. Lavallée 




Déployé depuis près d’un mois dans le cadre de la mission Corymbe 140, le patrouilleur de haute mer (PHM) Lieutenant de vaisseau Lavallée assure la permanence de la présence française, à la mer, dans le golfe de Guinée, contribuant à la protection des intérêts français dans la zone.





Après une semaine de navigation depuis la Gambie, le patrouilleur de haute mer (PHM) Lieutenant de vaisseau Lavallée, en mission Corymbe, est arrivé en Côte d’Ivoire le 16 décembre au matin pour une escale placée sous le signe de la formation : les marins du bord ont en effet partagé leur savoir-faire et leur expertise technique avec les marins ivoiriens.


Le personnel SIC (système d’information et de communication) du PHM est ainsi allé à la rencontre de ses homologues ivoiriens pour délivrer une formation théorique sur la propagation des ondes et les former à l’emploi du matériel de transmission, tandis qu'une douzaine de fusiliers ivoiriens s’est rendue à bord pour apprendre les rouages d’une opération de visite.




L’état-major du Lieutenant de vaisseau Lavallée a par ailleurs pu visiter le centre des opérations maritimes, la base navale ainsi que la capitainerie de San Pedro.

Le Lieutenant de vaisseau Lavallée a ensuite appareillé pour poursuivre sa mission dans le golfe de Guinée, dans la même logique de coopération et d’échanges. Un officier ivoirien était d’ailleurs embarqué en formation au quart en passerelle.



A bord, en cette fin d’année, les marins du Lieutenant de vaisseau Lavallée alternent activités de coopération opérationnelle avec les marines riveraines, entraînements et entretien du bâtiment. Le rythme des opérations reste soutenu et l’esprit d’équipage plus fort que jamais en cette fin d’année.




Au cours des mois à venir, le Lieutenant de vaisseau Lavallée poursuivra sa mission, aussi bien à quai lors de périodes d’instruction opérationnelle qu’en mer par des patrouilles communes avec les marines riveraines. L’objectif est d’œuvrer ensemble au renforcement de la sécurité maritime dans la zone aussi bien dans le domaine de la piraterie qu’en matière de lutte contre les trafics illicites. En savoir plus sur les enjeux du golfe de Guinée.





San Pedro et le commerce du bois avec les krew, dockers embarqués sur les cargos pour l'embarquement et le chargement du bois dans les années 50 à 80.
Ce sujet est évoqué dans la série BD TRAMP (P. Jusseaume - J-Ch. Kraehn) Sur la route de Pointe Noire - La Piste de Kibangou.




Le 16 décembre 2017, à l’occasion de l’escale à San Pedro du patrouilleur de haute mer LV LAVALLEE de la marine nationale française, une réception organisée à son bord a rassemblé autorités civiles et militaires ivoiriennes mais aussi une trentaine de nos compatriotes, en présence notamment de l’attaché de défense de l’Ambassade de France et de notre consul honoraire.



12 janv. 2018

humour dans le carré par Donec N'importe quoi

n'importe quoi!


Bonjour à tous,

Un quartier maitre maistrancier « machine » embarque gare Montparnasse à destination de sa future affectation, le sous marin Gymnote à Lorient.
Une jeune et jolie voyageuse, assise dans le coin fenêtre est plongée dans la lecture de Cosmopolitan. 



 Notre marin découvre que ce numéro traite des performances amoureuses des hommes. Il entame aussitôt la conversation.
« Très curieusement » lui répond-elle « les indiens sont les êtres au monde le plus fortement membrés, en revanche la pratique amoureuse des Bretons est proprement exceptionnelle et satisfait les plus difficiles des connaisseuses ».
Ils en viennent aux présentations.


« Je m’appelle Florence et vous ? »

« Géronimo Le Gonidec ! »
Un maistrancier « machine » je vous dis !
A la semaine prochaine
Donec
Maistrancier « machine » : MacGyver en devenir
Ecole de Maistrance : prestigieuse école qui forme l’élite des officiers mariniers de notre flotte. Certaines réussites sont étonnantes.


11 janv. 2018

Mont Saint-Michel 1er janvier 2018

Mont Saint-Michel 1er janvier 2018

Bon c'est vrai il y a aussi des jours où ça marche et où il n'y a pas de double oblitération. 
Merci Marie-Agnès pour cette carte de voeux expédiée du Mont sous l'égide de Philapostel.






Le Couesnon dans sa folie mit le Mont en Normandie. 



Le mont Saint-Michel, situé dans la région d'Avranches  est un îlot rocheux à l’est de l’embouchure du Couesnon, lequel se jette dans la Manche. 

Pointement granitique d’environ 960 mètres de circonférence, cet îlot s’élève au-dessus d'une plaine sablonneuse à 92 mètres d’altitude. La construction de l'abbaye modifie cette perception : la hauteur des grèves à l'abbatiale fait 78,60 mètres, celle du sol de l'abbatiale au sommet de la tour fait 34,70 m, la flècheatteint une hauteur de 39,80 m. La statue de saint Michel de 4 m de hauteur culmine ainsi à 157,10 mètres7.







La longue histoire du Mont-Saint-Michel commence en 708, lorsque l’évêque Aubert fait élever sur le Mont-Tombe un premier sanctuaire en l’honneur de l’Archange.

le Mont Saint-Michel photo JM Bergougniou


En 966, des bénédictins s’y installent à la demande du duc de Normandie, Richard Ier.
À l’origine de l’essor du nouveau monastère, ces moines, sous l’autorité de l’abbé, respectent la règle de saint Benoît. Très vite, l’abbaye devient un lieu de pèlerinage majeur de l’Occident chrétien mais aussi un des centres de la culture médiévale où furent produits, conservés et étudiés un grand nombre de manuscrits. Le Mont-Saint-Michel prit le surnom de « Cité des livres ». Tout à la fois carrefour politique et intellectuel, l’abbaye fut au fil des siècles visitée par un grand nombre de pèlerins, dont plusieurs rois de France et d’Angleterre.





le Mont Saint-Michel photo JM Bergougniou


Ce monument millénaire offre au regard une diversité de formes architecturales puisque sa construction a commencé au Xe siècle et s’est poursuivie jusqu’aux restaurations du XIXe siècle. Le contexte historique, politique et économique durant tout le Moyen Âge influe grandement sur l’ouverture des chantiers et sur les moyens mis en œuvre. Au cours des siècles et au gré des incendies, effondrements, reconstructions, changements de fonction, ou de restitutions, l’abbaye s’est transformée. L’église abbatiale, bâtie au sommet du Mont, à 80 mètres d’altitude, repose sur une plateforme longue de 80 mètres, constituée de quatre cryptes adossées à la pointe du rocher.
le Mont Saint-Michel photo JM Bergougniou


Le bâtiment de la Merveille est quant à lui souvent évoqué comme le fleuron de l’architecture de l’abbaye. Ce chef d’œuvre de l’art gothique normand est le témoin de la maîtrise architecturale des bâtisseurs du XIIIe siècle.
le Mont Saint-Michel photo JM Bergougniou

Placé à la frontière entre Normandie et Bretagne, le Mont-Saint-Michel est tout à la fois un lieu de passage et une forteresse du duché de Normandie.

À partir du XIVe siècle, les conflits successifs de la guerre de Cent-Ans, opposant France et Angleterre, imposent l’édification de nouvelles puissantes fortifications. Le Mont, défendu par quelques chevaliers fidèles au roi de France et protégé par une muraille flanquée de plusieurs tours de défense, parvient à résister aux assauts de l’armée anglaise pendant près de 30 ans.


le Mont Saint-Michel photo JM Bergougniou

En 1421, aux pires heures du siège, le chœur roman de l’église s’effondre, il ne sera totalement reconstruit qu’un siècle plus tard dans l’élan de l’art gothique flamboyant. Au XVIIe et XVIIIe siècle, le Mont, déserté par ses abbés commendataires, perd de son importance, tant sur le plan militaire que religieux.
L'ombre du Mont Saint-Michel photo JM Bergougniou


En 1622, la réforme de la congrégation de Saint-Maur installe de nouveaux religieux dans l’abbaye. Ils vont réaménager le lieu et tenter de relancer la vie monastique et les pèlerinages. Ces moines doivent par ailleurs faire face à l’arrivée de prisonniers écroués par lettres de cachet dans une abbaye devenue aussi la « Bastille des mers ».

le Mont Saint-Michel Adam et Eve  photo JM Bergougniou
Suite à la Révolution, les propriétés de l’Eglise sont déclarées « biens nationaux », les moines du Mont-Saint-Michel sont chassés et le « Mont Libre » devient une prison pour les prêtres réfractaires en 1793. En 1811, un décret impérial transforme l’abbaye en maison de force pour abriter essentiellement des prisonniers de droit commun et quelques détenus politiques tels Armand Barbès et Auguste Blanqui.

le Mont Saint-Michel le cloître  photo JM Bergougniou

Fermée en 1863, la prison aura eu pour mérite de sauver l’abbaye de la destruction, mais elle laisse le monument dans un état de délabrement avancé. En 1874, l’abbaye est classée monument historique et sa longue restauration commence. Une digue-route construite en 1878 facilite l’accès au Mont, puis une ligne de tramway est mise en place pour acheminer les visiteurs, dont le nombre ne cesse de croître.


le Mont Saint-Michel photo JM Bergougniou

En 1969, une petite communauté de moines bénédictins vient s’installer à l’abbaye, puis en 2001, elle est remplacée par les Fraternités monastiques de Jérusalem.

Les actions de l’Etat en faveur de la conservation du lieu entraînent son classement sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco en 1979 au titre du « Mont-Saint-Michel et sa baie ». Le Mont-Saint-Michel est l’un des premiers biens culturels français inscrits. Puis en 1998, le site est une nouvelle fois classé au titre des « Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France ». Cette double reconnaissance démontre la valeur universelle et exceptionnelle de ce monument.